Une députée vert’libérale s’engage pour plus de bon sens en matière de traitement des déchets

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2 mars 2021
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Aujourd’hui, un postulat intitulé « Un peu de bon sens, trions avant l’incinération ! » déposé par Cloé Pointet, députée vert’libérale au Grand conseil a été accepté à une large majorité par le plénum. Ce texte demande en effet au Conseil d’Etat d’étudier les avantages du tri des déchets ménagers encombrants et industriels avant incinération. « A l’heure actuelle, ces déchets sont d’abord incinérés, puis triés, ce qui n’est ni écologique, ni économiquement sensé. » expliquait l’auteure du postulat. Effectivement, les déchets susmentionnés des vau-dois sont incinérés sans être triés et laissent ce que l’on nomme des « mâchefers » soit des résidus qui sont difficiles et coûteux à valoriser. Par ailleurs, l’incinération sans tri préalable ne diminue pas significativement le volume des déchets encombrants et industriels. Cela nécessite d’avoir des possibilités d’entreposage de dé-chets supplémentaires en construisant des nouvelles décharges, ce qui n’est en général pas aux goûts des riverains concernés.

S’inspirant sur les méthodes d’entreprises privées mandataires des autorités genevoises, la députée vert’libérale Cloé Pointet en appelle au bon sens de l’exécutif cantonal en matière de traitements des déchets ménagers encombrants et industriels. Effectivement, elle a rendu attentif le Grand conseil au fait que la méthode actuelle utilisée par la plupart des acteurs du domaine est inefficiente, coûteuse et surtout, peu écologique. En effet, en triant les déchets ménagers après incinération, de nombreux matériaux qui pourraient être recyclés puis réutilisés perdent une grande partie de leurs propriétés et donc, de leur valeur. Ainsi, le postulat demande au gouvernement cantonal d’étudier la possibilité de réaliser un système de tri des déchets avant l’incinération de ces derniers. La députée souligne également dans son intervention les volumes importants de « mâchefers », soit les résidus des déchets encombrants et industriels après incinération, qui ne sont que peu recyclables et qui représentent un énorme défi logistique d’entreposage. « A terme, si cette méthode de traitement des déchets est maintenue, le canton devra construire des nouvelles décharges pour y déposer les mâchefers accumulés au fil du temps. Or, ces projets entraînent très souvent des levers de boucliers de voisins et peinent à aboutir. Agissons avec bon sens et ne laissons pas ce problème aux générations futures ! » disait avec conviction la députée.